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Test – DOOM (2016)

Publié le 10 juin 2019

DOOM - Chiant comme l'enfer


DOOM, licence iconique du monde du jeu-vidéo, connu pour être un des premiers jeux en 3D, permettant la possibilité de jouer en réseau donnant ainsi la naissance des LAN, DOOM est aussi connu pour son côté brutal que ce soit dans son imagerie et sa musique. En 2016 Bethesda et ID Software ont accouché d’un reboot de la série intitulé sombrement “DOOM” est-ce que cet aventure en enfer en était une ? Réponse : plutôt.

Quand on lance Doom pour la première fois, on comprend très vite à quel genre de jeu on a à faire, de la bonne musique metal et des couleurs rouge-sang composent le menu de Doom, menu qui vous permettra de lancer soit l’histoire principale, soit du contenu arcade, soit le mode multijoueur, nous nous concentrerons ici uniquement sur la partie solo et “””histoire””” de ce Doom.

Après avoir choisi l’un des trois modes de difficulté du jeu, l’aventure peut enfin commencer. Et on va ici stopper le tir de suite, Doom n’a pas histoire, vous êtes le doom guy, vous vous réveillez dans une station spatiale ou tout le monde est mort et on vous apprend qu’il y a une brèche depuis l’enfer qui permet aux monstres de venir foutre le zbeul sur votre domaine, votre but ici, sera donc de refermer cette brèche.

Mon souci avec cette pseudo-narration c’est qu’elle mal assumée, car on se retrouve avec 3, 4 protagonistes qui essaient tant bien que mal de justifier les événements et donc servent de rampe de lancement pour vous emmener on-ne-sait-où buter tout le monde. Vous me rétorquerez que tout le monde s’en fiche de l’histoire dans Doom, et moi le premier je vous donnerai raison, mais cela n’empêche pas qu’on est souvent spammé de lignes de dialogue pour faire avancer une intrigue dont on se serait bien passé.

Votre “””périple””” va donc s’articuler autour de deux grands environnements, la station spatiale et l’enfer ! Le souci, c’est que ces 2 environnements sont l’uns comme l’autres chiant à parcourir. Certes l’enfer a parfois de jolis décors en extérieur (et notamment la première fois qu’on arrive) mais sinon aucune salle ne restera dans votre mémoire…

Bimbadabim


Mais la plus grande partie de Doom réside à tirer sur tout ce qui bouge dans des arènes cloisonnées, et ça, Doom le fait bien ! Bouger dans Doom est très satisfaisant, le personnage réagit bien, se dirige vite et dispose même d’un double saut pour atteindre des hauteur (et donc permet la verticalité dans le LD ainsi qu’un chouïa de plateforme dans le jeu).

Mais nous ce qu’on veut, c’est massacrer des trucs ! Et pour ce faire, le jeu met à disposition une dizaine d’armes plus ou moins variées pour s’amuser avec les autres zigotos dans l’arène. Du fusil d’assaut au lance missile en passant par un shotgun ou un minigun, le jeu vous gave d’armes jusqu’à plus soif.

Si vos munitions se font rares vous disposez encore de vos bras ainsi que d’une tronçonneuse pour effectuez un finish-move qui vous permettra de démembrer salement un ennemi qui était déjà mal en point, faisant ainsi apparaître moult munitions vous permettant ainsi de reprendre les hostilités ! Effectuer cette action est jouissif, elle est cool, les animations sont sympas et en plus sont stratégiques car vous êtes invulnérable durant l’animation. Cependant, on s’en lasse assez vite et les finish-move servent plus à vous soigner dans les moments un peu critique qu’autre chose.

Bimbadaboum


Tout au long du jeu vous allez pouvoir faire évoluer votre Doom guy ainsi que son arsenal, si vous avez l’œil durant les phrases d’explorations vous trouverez sur des cadavres des sphères permettant d’améliorer soit la vie, l’armure, ou la quantité de munition que peut transporter votre avatar.

Vous trouverez aussi des robots qui vous permettront de faire évoluer vos armes. Chaque arme dispose de 2 évolutions possibles, à vous de choisir laquelle correspond le mieux à votre style de jeu. Une fois l’amélioration choisie, le robot se prend une tatane en signe de remerciement et les négociations musclées peuvent reprendre.

Ces “négociations” donc, vous les aurez avec un bestiaire d’ennemis certes très sympathique en cara-design mais ô-combien lassant. Après 3 heures de jeu environ, vous avez vu tout le bestiaire. et tout ce qui changera seront les proportions dans lesquelles vous allez devoir les combattre, et oui je suis aussi dans l’idée que la qualité vaut mieux que la quantité et d’ailleurs dans ce cas là l’IA de Doom est plutôt bonne. Il n’empêche qu’il s’installe un sentiment de répétitivité dans le jeu et que dans le mode de difficulté que j’ai choisi (le premier, car c’était mon premier run) je me suis retrouvé à juste bourriner sans réfléchir.

Déjà-vu, i've been to this place before...


Car il est là mon plus gros problème avec Doom, on alterne entre plateforme et arène dans des décors qui ont l’air travailler pour permettre d’avoir toujours la possibilité de se déplacer et de défourailler à tout va. Mais le challenge n’y est pas, et au bout de la 354ème exécution l’effet whouah n’est plus là et on se retrouve donc à enchaîner les arènes et les monstres dont on connaît les pattern inlassablement en ce demandant combien de temps le massacre (celle de jouer au jeu hein) va durer..

 

Certes le jeu est beau et bien optimisé, les musiques sont là (même si elles ne m’ont pas marqués) et la patate des guns et les giclures de sang sont présentes, il n’en reste que lorsqu’on a compris le schéma du jeu et que l’on sait qu’on va enchaîner les mêmes montres durant les 13 chapitres du jeu, la magie s’estompe et on se demande réellement si cela vaut le coup d’aller plus loin.

Conclusion


J’aurai aimé être comme de nombreuses personnes sur internet et prendre mon pied sur Doom. Cependant j’ai trop vite compris les rouages et l’absence de challenge dans le mode de difficulté m’ont rendu l’expérience bien délicate à apprécier. Le jeu n’est pas mauvais, les déplacements sont bons, l’arsenal ainsi que le bestiaire sont correct, mais je n’ai pas trouvé dedans la claque que j’aurai voulu que le Doom guy m’inflige. 

Note : 5/10

Les + :

  • Ça bouge bien
  • Beaucoup de guns
  • Système d’amélioration
  • L’IA des ennemis

Les – :

  • L’histoire qui n’en pas une, mais histoire quand même
  • Décors peu variées, rien de marquant
  • Bestiaire lassant
  • Pas de stratégie dans les combats
  • On a l’impression de faire tout le temps la même chose